

Fondé en 1983 par le virtuose français de la cythare arabe (qânûn) Julien Jâlal Eddine Weiss, l’ensemble Al-Kindi s’est imposé comme l’un des meilleurs ensembles de musique classique arabe pour la qualité de son interprétation et pour la rigueur de son travail sur les traditions musicales classiques du Proche et du Moyen Orient.
Le travail de JJ Weiss a su donner un sang nouveau à la musique arabe, et le fidèle public mélomane a su apprécier la place donnée au génie intuitif des grands instrumentistes solistes qui composent l’ensemble Al-Kindi, tels que le luthiste alépin Mohamed Qadri Dalal, le flutiste damascène Ziad Kadi Amin, le percussioniste égyptien Adel Shams el-Din, et le joueur de tembur ottoman Ozer Ozel. Au qanoun, la cythare orientale et à la direction artistique, Julien Jalal Eddine Weiss.
Accompagné par les meilleurs chanteurs de Syrie, et de Turquie, il présente différents répertoires de chant classique profane et religieux, nous faisant redécouvrir l’art musical savant et raffiné de ces cultures ancestrales.
Julien Jalâl Eddine WEISS. Français, d’origine alsacienne et suisse, né à Paris, il se convertit à l’Islam en 1986. Devenu un virtuose de la cithare sur table (qânûn), après avoir suivi depuis 1977, l’enseignement de maîtres égyptiens, tunisiens, turcs, libanais, syriens et irakiens, il mêne une carrière à la fois de soliste et d’accompagnateur au sein de l’ensemble Al-Kindi qu’il a fondé en 1983.
Son dynamisme à l’affût de voix arabes inconnues de l’Occident qu’il accompagne, ou qu’il enregistre, l’a conduit à devenir le trait d’union idéal sur le plan du concert entre ces deux mondes.
Ce lien s’est davantage solidifié lorsqu’il s’est établit à Alep dans un palais mamelouk du XIVème siècle où il organise régulièrement un salon de musique traditionnel dont la réputation ne cesse de s’étendre bien au delà des frontières syriennes ; amateurs, mélomanes alépins et visiteurs de passage y sont conviés à apprécier dans un cadre intime et amical les délices de la musique arabe savante.
Perpétuellement en tournée avec son ensemble, il ne cesse de parcourir les plus grandes villes d’Europe (Paris, Londres, Bruxelles, Barcelone…) et le Monde (du Brésil à l’Australie, en passant par les Etats Unis, les Emirats, le Maghreb et le Moyen-Orient…) avec d’illustres voix d’Orient les alèpins Omar Sarmini et Sheikh Habboush, le turc DOgan Dikmen, le damascéne Sheikh Hamza Chakour, décédé en 2009, mais aussi l’irakien Hussein al-Azamî, et le tunisien Lotfi Bouchnak.
En 2001, Julien Weiss s’est vu remettre le titre d’Officier des Arts et des Lettres par Catherine Tasca, Ministre de la Culture pour l’ensemble de son travail sur la musique arabe.
Aujourd’hui, il réside principalement à Istanbul, d’où il travaille sur de nouvelles collaborations avec des musiciens turcs, notamment avec la complicité et la participation de Dogan Dikmen, mais aussi indiens, iraniens qu’il souhaite intégrer également à ses prochaines créations.
En 2009, l’ensemble Al-Kindi a présenté le concert d’ouverture de l’année de la France en Turquie à l’Opéra de Lille avec un spectacle réunissant 35 artistes sur scène.
En 2010, outre les concerts avec l’ensemble Al-Kindi, Julien Weiss participe à une création pour l’IRCAM du compositeur Christopher Trapani, présentée au 104 à Paris en juin 2010 et au Royal Festival Hall de Londres en avril 2011.