
Paul Mindy Chant, Pandeiro, Birimbao, Surdo, Udu, Cahon
Ravi Prasad Chant, Kanjira, Guimbarde, Flûte indienne
Carlo Rizzo Chant,Tamburello,Tambourin Polytimbral, Tambourins traditionnels
Adel Shams el-Din Riqq, Daf, Darabukka, Sagat

Paul Mindy Chant, Pandeiro, Birimbao, Surdo, Udu, Cahon
Ravi Prasad Chant, Kanjira, Guimbarde, Flûte indienne
Carlo Rizzo Chant,Tamburello,Tambourin Polytimbral, Tambourins traditionnels
Adel Shams el-Din Riqq, Daf, Darabukka, Sagat
Percussionniste et chanteur, Paul Mindy est spécialiste des musiques du Brésil.
Il reçoit le Prix Georges Brassens et se produit à cette occasion en tant que chanteur à L’Olympia. Il reçoit également le prix de l’Assemblée Nationale en 2001 et en 2002 2003 et 2004 le Prix de l’Académie Charles Cros et en 2005 le prix ADAMI en sa qualité d’arrangeur. Disque d’or 2008 pour les comptines du Baobab (Edition Didier Jeunesse).
Sa personnalité très affirmée de percussionniste lui a permis de jouer avec de grands musiciens :
Richard Galliano, Roland Dyens, Carlo Rizzo, Franck Tortiller, Dave Samuel, Baden Powell, Toninho Ramos , Eric Sammut etc…
Son travail aujourd’hui est de plus en plus orienté vers la recherche de liens existants entre des univers musicaux apparemment différents. Il joue avec le groupe quai n°5 et se produit notamment à l’ Olympia en 2008.
Son talent protéiforme et sa grande liberté artistique trouvent leur origine dans son enfance, passée au sein d’une famille de radjas dans le Kérala (Inde du Sud).
Il s’installe en France en 1985 auréolé d’une solide réputation dans le chant carnatique (sacré), et s’intéresse très vite au jazz, à l’électro-acoustique et à la musique contemporaine ; intérêt boulimique qui se traduit par des collaborations avec Bernard Lubat, Gérard Marais ou le grand guitariste flamenco Pedro Soler (plusieurs tournées en Allemagne, Espagne).
Aimant le son sans discrimination, il collabore avec des artistes tel que DJ Goze (compilation Buddha Bar III) ou Talvin Singh (Festival de Saint Denis, Opéra de Londres, Théâtre des Champs Elysées). Mais Ravi Prasad est avant tout un homme de spectacle. Il est partenaire de la chorégraphe Régine Chopinot sur trois créations avec le Ballet Atlantique (Festival de Hué au Vietnam, Festival d’Avignon, tournée en Inde) et s’intéresse à la tradition musicale et mythique de son pays dans « Malbar Experience » (en collaboration avec des musiciens réunionais) puis dans « Ponguël », spectacle de théâtre musical dans lequel il est avant tout acteur aux côtés de Céline Arnaud.
" La tradition, c’est une base. Mais tout artiste doit trouver sa propre tradition dans la tradition. Ce qu’on a fait cinq minutes auparavant, c’est du passé, ça fait déjà partie de la tradition. L’artiste, lui, doit se tourner vers la création et prolonger ainsi la tradition ; c’est un lien. Ce qui est important, c’est ce qu’il apporte à chaque instant vécu."
Bref, Ravi Prasad sera toujours là où on ne l’attend pas, son goût de l’expérimentation sonore et du métissage étant sans limites…
Carlo Rizzo, né à Mestre (Venise) en 1955, se destinait à la peinture mais il bifurque brusquement vers la musique en 1979 lorsqu’il découvre le tambourin grâce à Alfio Antico et Raffaele Inserra, deux percussionnistes traditionnels du sud d’Italie.
Il poursuit seul son apprentissage et découvre peu à peu, à travers les répertoires traditionnels, mais aussi la musique ancienne et les recherches les plus contemporaines toutes les possibilités des percussions jouées à la main. L’interprète en lui se double d’un inventeur, car pour aller plus loin encore, il en vient à créer deux nouveaux instruments, le tambourin polytimbral et le tambourin multitimbral, qui lui permettent d’adapter à chacun de ses répertoires son étonnante virtuosité et son sens de l’improvisation.
Carlo Rizzo joue en solo depuis 1992 dans des concerts mélangeant percussion et chant. Les grandes scènes nationales et festivals internationaux le programment régulièrement.
Depuis 1988, il a créé ou participé à la création d’une trentaine d’ensembles qui lui ont permis de se sentir aussi à l’aise en musique traditionnelle, ancienne, contemporaine ou jazz.
En 2001, Carlo Rizzo a été fait chevalier des Arts et des Lettres.
Né en 1950 à Alexandrie, Adel Shams El Din a appris son art de manière traditionnelle, tout d’abord en vivant dans une famille de mélomanes d’Alexandrie. Il rencontre Fathi Guened, musicologue et compositeur de talent qui l’initie à l’art de la derboukka (tambour en gobelet). Il travaille alors assidûment les cycles rythmiques, souvent asymétriques, de la musique traditionnelle du Machreq.
Employé dans les takht sharqî, ces ensembles de cinq ou six musiciens de la musique savante égyptienne, il rejoint alors l’orchestre de la Radio d’Alexandrie. Puis il part s’installer à Paris où il est engagé à « El Djazaïr » et y découvre les rythmes des autres pays arabes, du Maghreb au Machreq. Il passe maître dans cet art, notamment sur le riqq (tambour sur cadre à membrane unique en peau de poisson, qui porte dix paires de cymbalettes), reconnu comme une véritable référence en matière de percussions orientales.
En 1986, il rencontre Julien Jâlal Eddine Weiss, musicien virtuose du qânun (cythare orientale), et fondateur de l’ensemble instrumental Al-Kindî, qui l’intègre dans le groupe dont il devient très vite un des piliers. Soliste et accompagnateur très prisé, Adel Shams el Din enchaîne concerts, séances d’enregistrements et tournées.
Il multiplie les expériences musicales accompagnant ainsi le célèbre chanteur libanais Wadii al-Safi, la chanteuse libanaise Sœur Marie Keyrouz, le chanteur et joueur de ‘ûd irakien, Fawzy Al-Aiedy, l’ensemble Suspiro del Moro, dirigé par le joueur de ‘ûd Marc Loopuyt, ou encore la remarquable danseuse orientale Leïla Haddad.
Par son grand sens du tempo il excelle à produire ces subtiles décalages qui surprennent et enchantent l’auditeur. Répétitions et variations se succèdent, alliées à un usage raffiné de la syncope, où la trame rythmique semble soudain s’immobiliser ou se décaler un bref instant pour notre plus grand plaisir.